Il faut faire coïncider la notion de territoire avec celle de subsistance

Article publié sur le site du Monde • 20 juillet 2018 • Vignette FANNY MICHAELIS
Par Nicolas Truong


 

Etre nature (1/7). Pour le sociologue Bruno Latour, il est urgent de transformer les questions d’écologie en questions de territoire afin de sortir de la crise politique et environnementale.

Invité aux Controverses du Monde au Festival d’Avignon, le sociologue Bruno Latour explique comment sortir de l’impuissance politique face aux dévastations écologiques.

Les alertes lancées par des scientifiques contre la destruction de la biosphère se multiplient. Plus de 15 000 d’entre eux, issus de 184 pays, ont mis en garde dans la revue « BioScience », dont « Le Monde » a publié l’appel le 14 novembre 2017, du danger de voir l’humanité pousser « les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie » et ont sommé les responsables politiques de tout mettre en œuvre pour « freiner la destruction de l’environnement ». Pourtant, rien ne semble se passer. Pourquoi un tel décalage entre l’urgence de l’alerte et l’absence de prise de décision des politiques ?

Quand on lit en première page du Monde un titre comme celui du 14 novembre 2017 – « Il sera bientôt trop tard » –, dans une police prévue pour le déclenchement d’une guerre atomique, et que dans l’édition du lendemain aucune mobilisation particulière n’est annoncée, cela perturbe gravement.

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